Cotisations : ce qui change pour 5787

Comme convenu lors de l’Assemblée Générale 2026, une hausse limitée des cotisations a été mise en place et sera effective à partir du 1er août 2026. Cette hausse est destinée à compenser l’augmentation des coûts du fait de l’inflation de ces dernières années. Nous avons cependant tout fait pour que l’augmentation soit faible : notre but est et reste que la synagogue soit accessible à tous. Dans le même temps, il est évident que nous avons besoin de fonds pour mener à bien nos actions et vous proposer des activités cultuelles, culturelles et d’enseignement dignes de ce nom. Jérôme, notre trésorier, a lancé courant juillet une campagne de rappels, afin que ceux qui n’ont pas encore cotisé pour cette année puissent le faire en bénéficiant encore des anciens tarifs.

La cotisation annuelle se monte désormais à 240€ pour un adulte imposable seul, 400€ pour une famille.
Pour les personnes non imposables, nous poursuivons la politique qui a toujours été celle de Kehilat Kedem : ne pas leur faire payer plus cher que cela coûte aux imposables, compte tenu des réductions d’impôts dont les personnes imposables bénéficient. C’est pourquoi les cotisations se montent désormais à 80€ pour une personne seule, 135€ pour une famille.

Nouveauté de cette année : il vous est désormais possible, grâce à une nouvelle fonction d’HelloAsso, de mensualiser vos paiements : ainsi, si vous préférez par exemple régler 20€ au début de chaque mois plutôt que 240€ d’un coup, c’est possible. Même chose pour tous les autres montants.

Le bulletin d’adhésion se trouve ici.  La page est protégée par un mot de passe, qui vous sera donné par le président ou le trésorier sur demande (et ce afin de sécuriser nos adhésions). Vous pouvez aussi nous demander un lien direct vers HelloAsso.

Pour rappel : la plateforme HelloAsso, par laquelle nous passons pour centraliser nos dons et paiements, propose systématiquement de compléter vos versements à Kehilat Kedem par un don à son endroit. Ce don n’est nullement obligatoire et peut être réduit ou supprimé d’un simple clic.

Plus d’informations sur les réductions d’impôts dont vous bénéficiez en cliquant ici. 

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Parasha Vaethanane : regarder plus loin, par le rabbin Sophie Bismut

Dans la parasha Vaethanane, Moïse rappelle aux Israélites leur histoire et supplie D.ieu de le laisser voir la Terre Promise mais c’est Josué qui est désigné pour conduire le peuple. Moïse exhorte le peuple à rester fidèle à l’Alliance et indique les châtiments encourus s’il oublie ses promesses. Il rappelle le caractère unique de la Torah et les Dix Paroles, puis énonce ce qui va devenir la première partie du Shema.

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Parasha Devarim : la Torah de génération en génération, par le rabbin Philippe Haddad

Quarante ans après l’Exode, les Israélites arrivent enfin aux frontières de la terre promise. Moïse d’adresse au peuple, rappelant les comportements répréhensibles antérieurs et la faute des explorateurs. Il rappelle les bienfaits et les victoires offerts par D.ieu et insiste sur le faite que le pays qui est offert est déjà construit.

 

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Parasha Matot-Massé : ce contrat qui nous lie, par le rabbin Ann-Gaëlle Attias

Dans la parasha Matot-Massé, Moïse parle aux chefs des tribus d’Israël et leur transmet les ordres divins quant au respect des voeux. Les Israélites partent ensuite en guerre contre les Midianites, alliés des Moabites, et s’emparent de leurs terres. Ces terres étant riches et fertiles, les tribus de Ruben, de Gad et de Mannassé décident de s’y installer plutôt que d’avoir une part de Canaan. Leur requête est acceptée mais à condition de participer tout de même à la conquête.

Le parcours des Israélites depuis la sortie d’Egypte est rappelé dans chacune de ses étapes. Alors que le peuple approche de la frontière de Canaan, D.ieu donne à Moïse les règles de la conquête, indique les frontières de la Terre Promise et la répartition des terres et des cités entre les tribus. Des villes-refuges, où peuvent se rendre les criminels involontaires, sont également établies.

Enfin, les filles de Tzelofhad reçoivent leur part et les mariages entre tribus sont interdits afin de respecter les parts d’héritage.

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Parasha Pinhas : L’alliance de la paix – par le rabbin Philippe Haddad

Les enfants d’Israël s’installent à Chittim, où le peuple commence à fréquenter sexuellement les filles des Moabites. Elles invitent leurs amants à sacrifier à leurs divinités, et nombreux sont ceux qui cèdent à cette invitation. Les Israélites s’attachent donc à la divinité Baal-Peor et la colère de l’Eternel s’embrase contre eux.

D.ieu ordonne à Moïse de faire pendre ceux qui se sont rendus coupables de cette idolâtrie. Un Israélite souhaitant s’unir avec une midianite, Pin’has, le fils d’Eleazar (et donc petit-fils d’Aaron) s’arme d’une lance, suit le couple sous sa tente et les tue tous les deux.

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La vache rousse : faut-il tout comprendre pour croire ?  – Drasha de Claire

 En étudiant la paracha Houkat, je me suis arrêtée sur les premiers  mots du texte :  

« Zot Houkat HaTorah » – « Voici le décret de la Torah ».  Pourquoi la Torah utilise-t-elle ici le mot hok ?  

Nos sages distinguent traditionnellement plusieurs catégories de  mitsvot.  

Les michpatim sont les commandements dont la logique morale ou  sociale est accessible à la raison humaine. Même si la Torah ne les  avait pas prescrits, nous comprendrions spontanément la nécessité  d’interdire le meurtre, le vol ou le faux témoignage.  

À l’inverse, les houkim sont des commandements dont la raison  profonde échappe à notre compréhension.  

Dans le traité Yoma 67b, le Talmud cite plusieurs exemples de houkim  : l’interdiction du chaatnez, le bouc émissaire de Yom Kippour et la  vache rousse.  

La vache rousse est probablement le plus célèbre.  

Son paradoxe est bien connu : les cendres de la vache rousse purifient  celui qui est devenu impur au contact d’un mort, mais elles rendent  impur celui qui participe à leur préparation.  

Comment une même chose peut-elle à la fois purifier et rendre  impur ?  

En lisant ce passage, une question m’est venue à l’esprit :  Tout ce qui est vrai doit-il être compréhensible ?  

Cette question me parle particulièrement parce que, dans mon étude  du judaïsme, j’ai souvent cherché à comprendre avant d’accepter.  Pourquoi cette mitsva ?  

Pourquoi cette pratique ?  

Pourquoi cette règle ?  

Et je crois que cette démarche est profondément juive.  Après tout, une grande partie du Talmud est construite sur les  questions, les objections et les débats. La recherche de la vérité passe  souvent par la discussion.  

Pourtant, la vache rousse semble nous placer devant une limite. 

Dans Bamidbar Rabbah 19:3, les Sages rapportent que même le roi  Salomon, pourtant considéré comme l’homme le plus sage de son  époque, déclara à propos de la vache rousse, en s’appuyant sur le  verset de Kohélet (7:23) :  

« J’ai voulu devenir sage, mais cela est resté loin de moi. »  Si même Salomon ne comprend pas entièrement cette mitsva, quel  rapport devons-nous entretenir avec ce qui dépasse notre intelligence ?  La réponse la plus simple serait peut-être de dire :  

« Il faut croire sans comprendre. »  

Mais cette réponse ne me satisfait pas vraiment. Car croire sans  chercher à comprendre peut rapidement devenir du dogmatisme. Or ce  n’est pas l’image que la Torah nous donne de la sagesse.  Abraham questionne D. à propos de Sodome. Moïse questionne D. à  plusieurs reprises.  

Le Talmud est rempli de discussions où les Sages interrogent,  contestent et cherchent sans cesse à approfondir leur compréhension  du texte.  

Le judaïsme ne semble donc pas opposer l’adhésion à la Torah à la  réflexion.  

La véritable opposition n’est pas entre comprendre et accepter.  Peut-être qu’elle se situe entre deux attitudes différentes.  La première consiste à dire :  

« Je ne comprends pas encore, donc je vais continuer à chercher. »  La seconde consiste à dire :  

« Je ne comprends pas, donc cela ne peut pas être vrai. »  La première attitude est celle de l’humilité. La seconde peut parfois  devenir une forme d’orgueil intellectuel.  

 Cette idée me rappelle la célèbre phrase attribuée à Socrate :  « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. »  

Socrate ne rejetait pas la connaissance. Il consacra sa vie à la  rechercher. Mais il avait compris que la sagesse commence lorsque  l’on reconnaît les limites de son propre savoir.  

 Je retrouve une intuition similaire chez Maïmonide. Dans le Guide  des Égarés, notamment dans la troisième partie de son ouvrage, le 

Rambam explique que l’intelligence humaine peut progresser  considérablement dans la connaissance de D. et de Sa création, mais  qu’elle ne pourra jamais saisir pleinement l’Essence divine. Plus nous  apprenons, plus nous découvrons ce qui nous dépasse encore.  

 Cette idée me paraît profondément liée à la vache rousse.  La Torah ne nous demande pas de renoncer à notre intelligence. Elle  nous demande de l’accompagner d’humilité.  

Chercher à comprendre est une obligation.  

Prétendre que tout doit être compris est une illusion.  

 Dans mon propre parcours, je découvre souvent que chaque réponse  ouvre de nouvelles questions.  

Au début, cela pouvait être frustrant.  

Aujourd’hui, j’y vois plutôt une richesse.  

Car la sagesse ne consiste peut-être pas à posséder toutes les réponses.  Elle consiste à continuer à chercher avec sincérité, même lorsque  certaines réponses nous échappent encore.  

C’est pourquoi je ne vois pas la vache rousse comme une invitation à  l’obéissance aveugle. Je la vois plutôt comme une invitation à  l’humilité intellectuelle.  

Elle nous rappelle que la raison est un don précieux, mais qu’elle n’est  pas nécessairement la mesure de toute chose.  

 

Paracha Houkat : Moïse, héros imparfait, par le rabbin Delphine Horvilleur

Dans la parasha Houkat, D.ieu prescrit à Moïse et Aaron le “décret de la Torah” et leur ordonne de fabriquer une eau lustrale, permettant de purifier un humain du contact d’un cadavre, à partir des cendres d’une vache rousse. Myriam meurt et soudain le peuple manque d’eau. Moïse en fait jaillir en frappant une roche mais D.ieu lui avait seulement ordonné de parler à la pierre; pour cela, Aaron et lui sont punis et ils n’entreront pas en terre d’Israël.

Le peuple se remet en marche mais sa route est bloquée par les Edomites et un grand détour est nécessaire. Aaron meurt et le peuple se révolte une fois de plus. D.ieu envoie contre les rebelles des serpents, dont la morsure ne peut être soignée que par le Nehoushtan, le serpent d’airain de Moïse.

Approchant du pays des Amoréens, les Israélites demandent à le traverser pacifiquement mais les Amoréens refusent et déclarent la guerre; ils sont vaincus.

Photo de James Wainscoat sur Unsplash

Parasha Korah : controverse théologique, par le rabbin Yann Boissière

Dans cette parasha, le lévite Korah lance une rebellion contre Moïse et Aaron, en arguant que tout le peuple étant saint,j l’autorité ne peut demeurer entre les seules mains des deux frères. Moïse fait appel à l’Eternel et ordonne qu’Aaron et Korah apportent chacun un sacrifice d’encens, afin de voir lequel sera agréé. Korah et ses partisans sont engloutis par la terre une peste frappe le peuple; seule l’offrande d’Aaron permet d’apaiser cette punition divine. Sa préséance est encore confirmée par le fait que le bâton d’Aaron, seul parmi ceux des autres princes des tribus, fleurit.

Photo de Milada Vigerova sur Unsplash

Parasha Chelah Lekha : conquérir la terre ou conquérir la liberté ? Par le rabbin Floriance Chinsky

Dans la parasha Chelah Lekha, D.ieu accepte que le peuple envoie des explorateurs, à raison d’un par tribu, afin de décrire la terre de Canaan aux israélites. Mais à leur retour, la majorité des explorateurs, à l’exception de Caleb ben Yafune et de Josué bin Noun, considèrent que la conquête est impossible et racontent des histoires effrayantes sur ce qu’ils ont vu. Les Israélites se lamentent et protestent, menaçant de lapider Moïse, Aaron, Caleb et Josué. D.ieu décide alors d’exterminer le peuple et de le remplacer par une nouvelle nation, qui descendrait de Moïse, mais Moïse plaide la cause des enfants d’israël devant Lui et parvient à obtenir leur grâce. L’Eternel décide cependant que la génération actuelle mourra dans le désert, sans passer le Jourdain.

Sont ensuite prescrites des lois de prélèvements agricoles, des lois sur le Shabbat et le devoir de porter les tzitzits pour se souvenir de toutes les mitzvot.

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