Parasha Pin’has : éloge de la diversité, par le rabbin Yann Boissière

Les enfants d’Israël s’installent à Chittim, où le peuple commence à fréquenter sexuellement les filles des Moabites. Elles invitent leurs amants à sacrifier à leurs divinités, et nombreux sont ceux qui cèdent à cette invitation. Les Israélites s’attachent donc à la divinité Baal-Peor et la colère de l’Eternel s’embrase contre eux.

D.ieu ordonne à Moïse de faire pendre ceux qui se sont rendus coupables de cette idolâtrie. Un Israélite souhaitant s’unir avec une midianite, Pin’has, le fils d’Eleazar (et donc petit-fils d’Aaron) s’arme d’une lance, suit le couple sous sa tente et les tue tous les deux.

Photo de Eric Prouzet sur Unsplash

 

Parasha Balak : Nobody is perfect, par Delphine Horvilleur

Balak, roi des Moabites, fait venir à lui Bil’am, un sorcier capable de maudire Israël. Bil’am accepte la mission, mais D.ieu lui fait savoir, par l’entremise de son âne, qu’Il ne le laissera pas faire, et à chaque fois que Bil’am tente de lancer une malédiction, il adresse à Israël une bénédiction. Bil’am et Balak tentent néanmoins de se concilier l’Eternel par des offrandes, mais sans succès. Des femmes de tribus étrangère tentent les enfants d’Israël et les poussent à la débauche et à l’idolâtrie, et la maladie frappe le camp. Un prince de la tribu de Simon couche avec une femme de Midian; Pin’has transperce le couple de sa lance, ce qui met fin à l’épidémie.

Illustration : Ansgar ScheffoldUnsplash

Paracha Houkat : Moïse, héros imparfait, par le rabbin Delphine Horvilleur

Dans la parasha Houkat, D.ieu prescrit à Moïse et Aaron le “décret de la Torah” et leur ordonne de fabriquer une eau lustrale, permettant de purifier un humain du contact d’un cadavre, à partir des cendres d’une vache rousse. Myriam meurt et soudain le peuple manque d’eau. Moïse en fait jaillir en frappant une roche mais D.ieu lui avait seulement ordonné de parler à la pierre; pour cela, Aaron et lui sont punis et ils n’entreront pas en terre d’Israël.

Le peuple se remet en marche mais sa route est bloquée par les Edomites et un grand détour est nécessaire. Aaron meurt et le peuple se révolte une fois de plus. D.ieu envoie contre les rebelles des serpents, dont la morsure ne peut être soignée que par le Nehoushtan, le serpent d’airain de Moïse.

Approchant du pays des Amoréens, les Israélites demandent à le traverser pacifiquement mais les Amoréens refusent et déclarent la guerre; ils sont vaincus.

Photo de James Wainscoat sur Unsplash

Parasha Korah : controverse théologique, par le rabbin Yann Boissière

Dans cette parasha, le lévite Korah lance une rebellion contre Moïse et Aaron, en arguant que tout le peuple étant saint,j l’autorité ne peut demeurer entre les seules mains des deux frères. Moïse fait appel à l’Eternel et ordonne qu’Aaron et Korah apportent chacun un sacrifice d’encens, afin de voir lequel sera agréé. Korah et ses partisans sont engloutis par la terre une peste frappe le peuple; seule l’offrande d’Aaron permet d’apaiser cette punition divine. Sa préséance est encore confirmée par le fait que le bâton d’Aaron, seul parmi ceux des autres princes des tribus, fleurit.

Photo de Milada Vigerova sur Unsplash

Parasha Bamidbar : dans le désert, par le rabbin Delphine Horvilleur

Dans la parasha Bamidbar, alors que le peuple est dans le désert, D.ieu ordonne à Moïse un nouveau dénombrement et décrit la manière dont les camps doivent être organisés autour du Sanctuaire et comment elles doivent mettre en place leur ordre de marche. Il indique également, au sein des Lévites, les rôles des Kohanim et des Qehatites.

Photo de NEOM sur Unsplash

Parasha Emor : toujours suivre la vie, par le rabbin Philippe Haddad

Dans la parasha Emor, D.ieu ordonne à Moïse de dire aux kohanim les prérogatives liées à leur statut spécifique, afin de maintenir intacte leur pureté rituelle : ils doivent s’éloigner des cadavres, y compris de ceux de leurs prôches, n’épouser que des femmes vierges, ne pas officier en état d’impureté, se purifier avant de consommer des offrandes. Sont ensuite décrits les défauts qui empêcheraient une bête d’être propre au sacrifice. Le calendrier liturgique annuel est décrit, ainsi que les rites et les fêtes, puis le calendrier rituel quotidien. A la fin de la parasha, un blasphémateur est puni et les modalités d’un jugement sont exposées.

 

Parasha Shemini : dialogue entre l’humanité et le divin, par le rabbin Delphine Horvilleur

Une fois terminée l’initiation d’Aaron et de ses fils, le Mishkan est inauguré. Aaron bénit le peuple et un feu céleste embrase les offrandes. Nadav et Abihou, deux des fils d’Aaron, décident alors d’exécuter une offrande non prescrite; un feu divin les dévore alors mais les kohanim se vient interdire de marquer le deuil. D.ieu interdit ensuite aux prêtres d’officier en état d’ivresse et leur ordonne de consommer certaines chairs animales issues des offrandes. Il prescrit ensuite la consommation de viande pure pour tous les Israélites, en énumère les signes et les espèces et établit les lois d’impureté liées aux charognes.

Photo de Johannes PlenioUnsplash

Parasha Pekude : à qui appartient le sacré ? par le rabbin Floriane Chinsky

Dans la parasha Pekude, dernière du livre de l’Exode, est dressé l’inventaire des matières destinées à la construction du Tabernacle. La parasha décrit ensuite la création des vêtements sacerdotaux, celle du sanctuaire et la consécration des Kohanim. Enfin, la gloire divine Se manifeste dans le sanctuaire achevé.

Photo de @felipepelaquim sur Unsplash