2025
Parasha Behaalotekha : élévation, mysticisme et responsabilité, par le rabbin Delphine Horvilleur
Dans la parasha Behaalotekha, D.ieu indique à Aaron comment faire monter les lumières de la ménorah du Tabernacle. Il établit les règles pour la consécration des Lévites et prescrite une seconde Pâques pour ceux qui n’ont pas été en mesure de réaliser la première.
Une colonne de nuées et une colonne de feu guident les Israélites dans leurs voyages, au son de trompettes. Le peuple en vient à regretter les viandes d’Egypte et à murmurer contre Moïse. Aaron et Myriam remettent en question l’autorité du prophète et en punition, Myriam est frappée par une «lèpre» (tzaraat).
2025
Parasha Nasso : la bénédiction qui en cache six autres, par le rabbin Gabriel Farhi
Dans la parasha Nasso, D.ieu énonce les fonctions des Gershonites et des Mérarites, puis les règles de purification du campement. Contrairement aux Qéhatites, les Gershonites et les Mérarites ont des chariots, mais pas d’ornements aux épaules. Le texte décrit ensuite la structure du camp et l’isolement dont doivent faire l’objet les individus impurs. La loi de mise à l’épreuve de l’épouse accusée d’infidélité est décrite, ainsi que la bénédiction sacerdotale et les offrandes des princes pour le Tabernacle.
2025
Parasha Bamidbar : dans le désert, par le rabbin Delphine Horvilleur
Dans la parasha Bamidbar, alors que le peuple est dans le désert, D.ieu ordonne à Moïse un nouveau dénombrement et décrit la manière dont les camps doivent être organisés autour du Sanctuaire et comment elles doivent mettre en place leur ordre de marche. Il indique également, au sein des Lévites, les rôles des Kohanim et des Qehatites.
2025
Parasha Behar-Behoukoutai : Malédictions, humour rabbinique et perspectives d’avenir, par le rabbin Floriane Chinsky
Dans la parasha Behar, D.ieu donne à Moïse les règles relatives au repos de la terre et met en place le jubilé, tous les cinquante ans, au cours duquel la propriété foncière revient à la tribu et les esclaves sont libérés. Il précise également quand et comment un Hébreu peut devenir esclave et quelles sont les conditions de son traitement et de son rachat.
Dans la parasha Behoukotaï, Il décrit les bénédictions que recevront les Israélites obéissant à Ses commandements et les malédictions qui s’abattront sur eux s’ils n’y obéissent pas. Il précise toutefois que même s’ils s’éloignent de Lui, Il ne reniera pas l’Alliance.
Le livre du Lévitique s’achève sur la description des règles de consécration d’un bien au sanctuaire et les règles de transfert d’un bien consacré vers le monde profane.
Photo de Jametlene Reskp sur Unsplash
2025
Parasha Emor : toujours suivre la vie, par le rabbin Philippe Haddad
Dans la parasha Emor, D.ieu ordonne à Moïse de dire aux kohanim les prérogatives liées à leur statut spécifique, afin de maintenir intacte leur pureté rituelle : ils doivent s’éloigner des cadavres, y compris de ceux de leurs prôches, n’épouser que des femmes vierges, ne pas officier en état d’impureté, se purifier avant de consommer des offrandes. Sont ensuite décrits les défauts qui empêcheraient une bête d’être propre au sacrifice. Le calendrier liturgique annuel est décrit, ainsi que les rites et les fêtes, puis le calendrier rituel quotidien. A la fin de la parasha, un blasphémateur est puni et les modalités d’un jugement sont exposées.
2025
Parasha Shemini : dialogue entre l’humanité et le divin, par le rabbin Delphine Horvilleur
Une fois terminée l’initiation d’Aaron et de ses fils, le Mishkan est inauguré. Aaron bénit le peuple et un feu céleste embrase les offrandes. Nadav et Abihou, deux des fils d’Aaron, décident alors d’exécuter une offrande non prescrite; un feu divin les dévore alors mais les kohanim se vient interdire de marquer le deuil. D.ieu interdit ensuite aux prêtres d’officier en état d’ivresse et leur ordonne de consommer certaines chairs animales issues des offrandes. Il prescrit ensuite la consommation de viande pure pour tous les Israélites, en énumère les signes et les espèces et établit les lois d’impureté liées aux charognes.
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2025
Parasha Pekude : à qui appartient le sacré ? par le rabbin Floriane Chinsky
Dans la parasha Pekude, dernière du livre de l’Exode, est dressé l’inventaire des matières destinées à la construction du Tabernacle. La parasha décrit ensuite la création des vêtements sacerdotaux, celle du sanctuaire et la consécration des Kohanim. Enfin, la gloire divine Se manifeste dans le sanctuaire achevé.
Photo de @felipepelaquim sur Unsplash
2025
Parasha Vayakhel : à l’ombre des créateurs, par le rabbin Delphine Horvilleur
Dans la parasha Vayakhel, Moïse rassemble le peuple et leur définit l’ordonnance du Shabbat, puis organise les offrandes destinées au Tabernacle. Les éléments du sanctuaire mobile sont confectionnés.
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2025
Purim est-elle la fête la plus importante du judaïsme ? – par le rabbin Floriane Chinsky
A l’approche de Purim, une réflexion quant à cette fête, par le rabbin Floriance Chinsky.
2025
Les oreilles d’Haman (Hamantaschn)
Les oreilles d’Haman (ou Oreilles d’Aman, ou Hamantashn, ou Oznei Haman) sont préparées uniquement pour la fête de Purim. Elles sont attestées au moins depuis la Renaissance mais remontent sans doute au Moyen-Âge.
L’origine des oreilles d’Haman n’est pas très claire : comme souvent, plusieurs explications concurrentes existent. Bien sûr, il peut s’agir d’une volonté de détruire symboliquement le méchant de l’histoire, à qui, après tout, on casse déjà les oreilles ; mais derrière cette explication simpliste, se trouvent d’autres éléments symboliques. En effet, les oreilles d’Haman sont un gâteau qui « cache » son contenu ; or la dissimulation et le jeu des apparences trompeuses est l’un des thèmes importants de Purim : dans l’histoire d’Esther, plusieurs révélations d’identité ont lieu, plusieurs changements de statut, et ainsi de suite. La farce sucrée et fruitée dissimulée par le gâteau pourrait aussi représenter le rôle de D.ieu dans l’histoire d’Esther : Il n’y est en effet jamais nommé mais Se dissimule derrière le hasard et les coïncidences.
Le nom peut aussi venir d’un simple hasard linguistique : l’article hébraïque Ha, auquel on aurait accolé le yiddish Mohn, qui désigne la graine de pavot, qui faisait partie de la recette ancienne. Une légende médiévale affirmait en effet que lorsqu’elle se trouvait au harem du roi, Esther observait la kasherout en ne se nourrissant que de graines de pavot et de fruits.
Recette des oreilles d’Haman
Les oreilles d’Haman se préparent en quatre temps : la pâte sablée, la garniture, puis l’assemblage du tout et la cuisson.
Ingrédients pour la pâte sablée
- 250g de farine
- 125g de margarine (ou de beurre si le repas ne doit pas comporter de viande)
- 100g de sucre
- 1 ou 2 sachets de sucre vanillé
- 1 œuf
- 1 demi-sachet de levure chimique
- Une pincée de sel
- Optionnel : un peu de sucre-glace pour la finition
Ingrédients pour la garniture
C’est variable. On peut mettre de la confiture si on le souhaite, ou du confit de fruits. Pour ma part, je mets :
- Environ 250g de fruits séchés (dates, abricots secs, figues, pruneaux, raisins, en proportions à peu près égales)
- Une grosse pincée de cannelle
- Une pincée de graines de pavot
- 20 à 30 g de cerneaux de noix concassés ou de noisettes concassées
- 10g de pignons de pin
- Optionnel : amandes effilées
Préparation des oreilles d’Haman
- Battre l’œuf dans un saladier ; ajouter le sucre et le sucre vanillé.
- Ajouter la levure, le sel puis la farine ; incorporer avec une cuillère en bois, en tournant régulièrement.
- Ajouter avec les doigts la margarine, en sablant l’ensemble, puis malaxer plusieurs minutes pour obtenir une pâte homogène.
- Laisser reposer au réfrigérateur, 45 minutes au moins.
- Pendant ce temps, préparer la garniture : déposer les fruits séchés dans un saladier ; s’assurer qu’il ne reste aucun noyau, puis les couper en gros morceaux ; ajouter la cannelle et mixer l’ensemble ; si le mélange est trop sec, ajouter un peu d’eau ou même de sirop d’érable ou de miel très liquide. Une fois l’ensemble à peu près homogène, ajouter les noix, les pignons de pin (qui peuvent avoir été torréfiés et pilés) et le pavot. Bien mélanger.
- Sortir la pâte de réfrigérateur. L’étendre au rouleau à pâtisserie sur un plan de travail. Elle doit être fine.
- Découper des cercles à l’emporte-pièce ou avec un grand verre.
- Garnir chaque cercle d’une cuillerée de garniture et rabattre trois côtés pour former un triangle.
- Optionnel : ajouter quelques amandes effilées sur la garniture qui dépasse du triangle.
- Disposer les triangles sur une grille de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
- Mettre au four 20 minutes environ, à 180°C (Thermostat 6).
- A la sortie du four, laisser refroidir cinq minutes, puis saupoudrer d’un peu de sucre-glace.