2025
Parasha Tetzave : petit précis de mode biblique, par le rabbin Delphine Horvilleur
Toujours sur le Sinaï. D.ieu décrit précisément à Moïse la manière de préparer l’huile pour la ménorah, ainsi que les habits sacerdotaux pour le Kohen Gadol, les rites initiatiques pour les Kohanim, les divers rituels liés au sanctuaire et les offrandes perpétuelles (sacrifice de deux moutons par jour).
Photo de Ekaterina Grosheva sur Unsplash
2025
Les oreilles d’Haman (Hamantaschn)
Les oreilles d’Haman (ou Oreilles d’Aman, ou Hamantashn, ou Oznei Haman) sont préparées uniquement pour la fête de Purim. Elles sont attestées au moins depuis la Renaissance mais remontent sans doute au Moyen-Âge.
L’origine des oreilles d’Haman n’est pas très claire : comme souvent, plusieurs explications concurrentes existent. Bien sûr, il peut s’agir d’une volonté de détruire symboliquement le méchant de l’histoire, à qui, après tout, on casse déjà les oreilles ; mais derrière cette explication simpliste, se trouvent d’autres éléments symboliques. En effet, les oreilles d’Haman sont un gâteau qui « cache » son contenu ; or la dissimulation et le jeu des apparences trompeuses est l’un des thèmes importants de Purim : dans l’histoire d’Esther, plusieurs révélations d’identité ont lieu, plusieurs changements de statut, et ainsi de suite. La farce sucrée et fruitée dissimulée par le gâteau pourrait aussi représenter le rôle de D.ieu dans l’histoire d’Esther : Il n’y est en effet jamais nommé mais Se dissimule derrière le hasard et les coïncidences.
Le nom peut aussi venir d’un simple hasard linguistique : l’article hébraïque Ha, auquel on aurait accolé le yiddish Mohn, qui désigne la graine de pavot, qui faisait partie de la recette ancienne. Une légende médiévale affirmait en effet que lorsqu’elle se trouvait au harem du roi, Esther observait la kasherout en ne se nourrissant que de graines de pavot et de fruits.
Recette des oreilles d’Haman
Les oreilles d’Haman se préparent en quatre temps : la pâte sablée, la garniture, puis l’assemblage du tout et la cuisson.
Ingrédients pour la pâte sablée
- 250g de farine
- 125g de margarine (ou de beurre si le repas ne doit pas comporter de viande)
- 100g de sucre
- 1 ou 2 sachets de sucre vanillé
- 1 œuf
- 1 demi-sachet de levure chimique
- Une pincée de sel
- Optionnel : un peu de sucre-glace pour la finition
Ingrédients pour la garniture
C’est variable. On peut mettre de la confiture si on le souhaite, ou du confit de fruits. Pour ma part, je mets :
- Environ 250g de fruits séchés (dates, abricots secs, figues, pruneaux, raisins, en proportions à peu près égales)
- Une grosse pincée de cannelle
- Une pincée de graines de pavot
- 20 à 30 g de cerneaux de noix concassés ou de noisettes concassées
- 10g de pignons de pin
- Optionnel : amandes effilées
Préparation des oreilles d’Haman
- Battre l’œuf dans un saladier ; ajouter le sucre et le sucre vanillé.
- Ajouter la levure, le sel puis la farine ; incorporer avec une cuillère en bois, en tournant régulièrement.
- Ajouter avec les doigts la margarine, en sablant l’ensemble, puis malaxer plusieurs minutes pour obtenir une pâte homogène.
- Laisser reposer au réfrigérateur, 45 minutes au moins.
- Pendant ce temps, préparer la garniture : déposer les fruits séchés dans un saladier ; s’assurer qu’il ne reste aucun noyau, puis les couper en gros morceaux ; ajouter la cannelle et mixer l’ensemble ; si le mélange est trop sec, ajouter un peu d’eau ou même de sirop d’érable ou de miel très liquide. Une fois l’ensemble à peu près homogène, ajouter les noix, les pignons de pin (qui peuvent avoir été torréfiés et pilés) et le pavot. Bien mélanger.
- Sortir la pâte de réfrigérateur. L’étendre au rouleau à pâtisserie sur un plan de travail. Elle doit être fine.
- Découper des cercles à l’emporte-pièce ou avec un grand verre.
- Garnir chaque cercle d’une cuillerée de garniture et rabattre trois côtés pour former un triangle.
- Optionnel : ajouter quelques amandes effilées sur la garniture qui dépasse du triangle.
- Disposer les triangles sur une grille de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
- Mettre au four 20 minutes environ, à 180°C (Thermostat 6).
- A la sortie du four, laisser refroidir cinq minutes, puis saupoudrer d’un peu de sucre-glace.
2025
Parasha Terumah : s’élever en donnant, par le rabbin Yann Boissière
Dans la parasha Terumah, D.ieu décrit à Moïse comment les Enfants d’Israël doivent construire le sanctuaire grâce auquel Il résidera parmi eux. Les détails les plus minutieux du sanctuaire sont ainsi décrits, et notamment l’Arche d’Alliance, son couvercle orné de chérubins, l’autel, le chandelier et ainsi de suite. Dans ce commentaire, Jean Pisané, psychologue, livre une analyse de ce que cette parasha signifie en termes d’identité juive. Il se penche aussi longuement sur les chérubins : étranges créatures, et surtout exception à l’interdiction de représentation, par ailleurs formelle.
Photo : Birmingham Museums Trust – Unsplash
2025
Mishpatim : Fraternité, j’écris ton nom ! Par le rabbin Yann Boissière
Dans Mishpatim, D.ieu énonce à Moïse des lois visant à réguler la vie sociale : y sont promulgués des principes relatifs au serviteur, à la veuve, à l’orphelin, au shabbat, à la shemitta, aux fêtes de pélerinage, et ainsi de suite. D.ieu promet que les sept nations qui occupent Canaan seront expulsée et encourage les Israélites à ne pas se m^ler à elles, ni adopter leurs coutumes. Moïse rapporte les paroles de l’Eternel aux Hébreux, qui acceptent ces lois. Puis Moïse remonte sur le Sinaï, et y demeure quarante jours.