2024
Parasha Noah : une catastrophe féconde – par le rabbin Philippe Haddad
Dans la parasha Noah, nous voyons les premières générations de l’humanité, s’égarant moralement et spirituellement, corrompant les animaux, emplissant la terre de brutalité et de perversion. D.ieu décide d’effacer toute vie par un déluge mais charge Noah de construire une arche, afin de repeupler la terre d’humains et d’animaux après quarante jours et quarante nuits.
Après la fin des pluies, Noah et sa famille sortent de l’arche et D.ieu contracte avec eux une première alliance, leur promettant de ne plus chercher à détruire l’humanité dans soin ensemble et plaçant l’arc-en-ciel dans les cieux comme signe de cet engagement. Noah ayant bu du vin, son fils ‘Ham découvre sa nudité et est maudit, ainsi que son fils Canaan. Les enfants de Noah engendrent toutes les nations du monde.
Quelques générations plus tard, les humains se réunissent pour construire une tour pouvant s’élever jusqu’au ciel, mais D.ieu provoque la confusion des langages.
Photo de Lukas Hron sur Unsplash
2024
Parasha Ha’azinou : l’ultime testament, par le rabbin Yann Boissière
Avant-dernière section de lecture de la Torah, la parasha Haazinou nous présente Moïse qui, dans un long poème, s’adresse aux cieux et à la terre pour les prendre à témoin de la justice divine. Il encourage le Peuple à se souvenir des bienfaits de l’Eternel et de s’en montrer reconnaissant, tout en rappelant les malédictions qui s’abattraient sur les transgresseurs. Il fait plusieurs allusions à la fin des temps et met en place une perspective eschatologique. Puis D.ieu lui ordonne de gravir le mont Nébo, où il doit mourir.
Illustration : Sam Schooler – Unsplash
2024
Nouveau cycle de cours de Georges-Elia Sarfati
Cycle d’étude sur la pensée du Hazon Ish
Le cercle d’étude de Kehilat Kedem poursuit ses activités. En cette nouvelle rentrée, après une longue et fructueuse période consacrée au maître-livre de Rabbi Haïm de Volzine – Nefesh hayaïm/L’âme de la vie, nous poursuivons notre cheminement et notre réflexion au sein de la pensée juive, en abordant un ouvrage majeur de la pensée contemporaine : Emouna Oubitahon/Foi et Confiance. Son auteur, le Rav Abraham Yeshayahu Karelitz (1878-1953), qui fut un interlocuteur de David Ben Gourion, pour les questions de culture et de société, propose dans ce court traité, rédigé dans les premières années de l’État d’Israël, une vision originale de la notion de emouna (croyance vs foi), comme principe-racine d’un vécu spirituel et terrestre marqué par la force de la bitah’on (confiance). Au-delà d’une analyse psychologique, appuyée sur les sciences profanes, le Hazon Ish pose à nouveau frais la question du statut de l’étude de la Torah dans le monde d’après-guerre, au lendemain de la Shoa. Renouant avec les inspirations majeures du monde talmudique et halakhique, mais aussi des enseignements hérités du Mouvement du Musar (prononcé : « moussar »), ce sage de notre temps aborde et entend résoudre le problème du perfectionnement spirituel dans un monde menacé de déracinement. Le déroulement de l’étude se fonde sur une pédagogie active qui valorise le dialogue ainsi que la prise de parole personnelle.
[1] La référence de notre étude : Hazon Ish, Croyance et confiance. Emounah Oubita’hon. Traduit de l’hébreu et annoté par René Gutman. Préface de Georges-Elia Sarfati, Paris, L’Harmattan, Col. « Quête du sens », 2024.
Georges-Elia Sarfati
Professeur des universités
Docteur en études hébraïques et juives de l’Université de Strasbourg
Membre de la Société des Etudes Juives
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