2021
Soirée de Shavuot : parce l’étude est une fête !
Shavouot, soirée d’étude et de résonances “tissage des voix … et des papilles”
Des moments d’études suivis d’échange entre les rabbins invités et les auditeurs, ponctués de pauses musicales interprétées par des professionnels, amis et adhérents de nos communautés.
Le programme de la soirée
17h45 -18h00 : Présentation de la soirée, des intervenants, des communautés et de leur président
Pause musicale : pièce Klezmer enregistrée lors du spectacle donné à ULIF Marseille, Basilic swing
18h00 – 18h45 : Étude « Végétarisme et judaïsme » proposée par le rabbin Haïm Casas, avec confection en direct d’un « gaspacho shavouot » (liste des ingrédients ci-dessous).
Pause musicale : chant lyrique (musique liturgique), Samuel Lison,Hazan
19h00 – 20h00 : office de Erev Shavouot co-dirigé par l’étudiante rabbin Sophie Bismut et le rabbin Haïm Casas
20h00 – 20h45 : pause dîner
Pause musicale : réinterprétation de 2 morceaux liturgiques (Psaumes de L. Bernstein), Roman Lafitte
21h00 – 21h30 : Étude « Pirqé Avot et Shavouot » proposée par Georges Elia Sarfati
Pause musicale: chants, Carole Berrebi
21h45 – 22h15 : Étude « L’autre Révélation » proposée par Haïm Cipriani
Pause musicale : pièce au violon (musique liturgique), Haïm Cipriani
22h30 – 23h00 : Étude « histoires de hallot » proposée par Sophie Bismut
Pause musicale: Claude Bismut, pièce liturgique en tango (piano)
C’est dimanche 16 mai à partir de 17h45, s’inscrire ici.
Ingrédients Gaspacho: 1 kilo et demi de tomates mûres,1 poivron rouge,1 concombre, 2 gousses d’ail,1 morceau de pain rassis,1 jet d’eau, huile, sel, poivre
2021
Kabbalat shabbat du 9 avril en direct de Tel Aviv
Nous avons été nombreux à participer à cet office partagé vendredi 09 avril. Le rabbin Béni, Binyamin Minich, de la synagogue Beit Daniel de Yafo, nous a accompagné en musique et a partagé son interprétation optimiste de la paracha Chemini.
En cette triste période de commémoration de Yom Hashoah et malgré le caractère sombre de la paracha Chemini, c’était un moment chaleureux, orchestré par Margot Levine, et ponctué des chants et prières des participants et du rabbin Béni à la guitare. Carole Berrebi nous a également fait la joie de nous chanter quelques prières.
Le rabbin Béni nous a invité au cours de sa drasha sur la paracha Chemini à réfléchir au sens de la disparition des deux fils d’Aaron – punition de n’avoir pas respecté une règle divine ou trop grande proximité à la divinité? Elle nous renvoie à cette question de la présence de Dieu lors de la disparition de millions de juifs dans la catastrophe de la Shoah.
Cette question inépuisable qui s’imposera au judaïsme survivant est précisément le thème du prochain cycle de conférences animé par Georges Elia Sarfati, le judaïsme contemporain depuis la Shoah et organisé par Kehilat Kedem.
2021
Grands principes et petits choix
La tradition exégétique juive raconte une discussion entre les anciens Sages pour identifier le verset le plus important de la Torah. Un rabbin propose le passage biblique qui est devenu plus tard le début du Chéma Israël: “Écoute Israël, YHVH est notre Elohim, YHVH seulement” [Deut. 6: 9], tandis qu’un autre suggère : «Et tu aimeras ton prochain, il est comme toi» [Lév. 19:18]. Mais l’opinion considérée comme ayant plus d’autorité est celle qui opte pour un passage beaucoup moins connu: «Un agneau tu l’offriras le matin, le deuxième au crépuscule» [Ex. 29:39], qui fait référence au Tamid, le sacrifice biquotidien qui était offert dans le sanctuaire à l’époque biblique.
C’est une idée très audacieuse. De quelle manière un élément rituel serait-il considéré comme supérieur aux grands principes théologiques ou moraux, tels que l’unité divine ou l’amour du prochain?
La réponse est que ce qui guide vraiment notre vie, le diapason sur lequel notre vie s’accorde, n’est pas vraiment le résultat de grands principes, mais de nos petits choix quotidiens, et de notre manière de les suivre de manière cohérente, chaque matin et chaque soir, comme l’ancien sacrifice. Après tout, les sacrifices étaient des moyens de communiquer notre présence et notre aspiration à une relation avec une entité complètement transcendante et éloignée, séparée de nous d’une manière qui me fait penser à la distanciation sociale et émotionnelle que nous vivons aujourd’hui.
Cette période de confinement et de limitations que nous traversons aujourd’hui depuis bientôt un an pourrait constituer une concrétisation du principe «Un agneau tu l’offriras le matin, le deuxième au crépuscule», c’est-à-dire un contact régulier avec ceux qui sont isolés, et souvent en détresse. Peu d’entre nous peuvent concrètement guérir les malades, ou contribuer très généreusement à la réalisation de nouveaux services hospitaliers. Mais nous pouvons tous choisir de contacter certaines personnes tous les jours avec discipline et régularité, sans attendre une inspiration souvent irrégulière et hésitante. Nous pouvons transformer une époque qui pourrait être humainement aride en une période fertile de relations et de proximité, malgré tout. Ce type de choix pourrait changer radicalement la nature de cette époque, et une partie de cette richesse pourrait s’étendre même au-delà, quand peut-être nous en aurons encore plus besoin.
Nous avons peu de contrôle sur ce qui va se passer demain et à long terme, mais nous avons le pouvoir de déterminer nos actions aujourd’hui, et de transformer ce moment de distanciation en un temps de proximité, à travers le choix d’offrir chaque jour l’équivalent de l’ancien sacrifice biblique. L’offrande de notre temps, de notre présence régulière, matin et soir.
Par le Rabbin Haïm Cipriani
2021
Quelques recettes pour le Seder de Pessah
Kehilat Kedem organise chaque année un Seder de Pessah. Comme vous le savez, cette année encore, ce ne sera pas possible. Alors, voici quelques recettes que nous aurions pu vous proposer au cours du repas.
Au bas de la page, vous trouverez également un lien pour préparer de mille et une façons la Harosset, la seule préparation du plateau du Seder, les autres éléments étant juste à poser.
Entrées
(4 personnes)
Salade de poivrons et tomates
- 4 poivrons rouges
- 3 poivrons verts
- 1 boite (moyenne) de chair de tomates
- 3 gousses d’ail
Faire griller les poivrons que vous avez auparavant épépinés et coupés en deux, face bombée dessus. Un fois bien grillé/limite brulé, retirez du four et mettez dans un sachet en plastique (un secret pour retirer la peau beaucoup plus facilement). Attendez que les poivrons aient refroidi puis retirer la peau. Coupez les poivrons en lamelles dans le sens vertical.
Faire chauffer 3 CS d’huile d’olive dans une grande sauteuse puis verser les poivrons. Au bout de 5 à 10 mn, sur feu doux, ajouter l’ail et versez la chair de tomates. Salez/poivrez.
Remuez pour que cela n’attache pas. Laissez cuire 10 à 15 mn.
Salade israélienne
- 3 concombres de taille moyenne
- 2 grosses tomates
- 1 poivron vert ou rouge
- Huile d’olive
- Jus de citron frais (au moins un citron)
- Sel
- Poivre – facultatif
- Za’atar – facultatif
- 2 c. à soupe de persil frais haché (feuille plate)
- 2 cuillères à soupe de menthe fraîche hachée
- ¼ oignon rouge, finement coupé en dés, ou 2 oignons verts, finement coupé en dés
- 2 feuilles de laitue romaine, hachées
Coupez en petits dès tous les légumes. Peler les concombres est facultatif. Placez-les dans un grand bol, en ajoutant les ingrédients. Juste avant de servir, mélangez avec l’huile d’olive, puis ajoutez le jus de citron, les herbes et les épices. Servir immédiatement.
Plats principaux au choix
(6 personnes)
Soupe au chou et aux fèves
- 500 g de bœuf (macreuse ou jarret)
- 700 de fèves vertes fraîches sans peau ou surgelées
- 3 gros oignons
- 1 chou vert
- 1 tomates et éventuellement un peu de concentré de tomates
- 1 bouquet de coriandre fraîche
- 3 branches de céleri
- huile d’olive
- Coriandre en poudre
- sel poivre
Nettoyez et épluchez les fèves. Pelez et émincez finement les oignons. Faire revenir la viande avec tomates, oignons et céleri ciselé finement. Rajoutez alors les fèves, puis le chou ciselé, la coriandre, sel et poivre. Rajoutez de l’eau. Laissez cuire plusieurs heures.
Msoki (plat tunisien)
- 1 épaule d’agneau désossée coupée en morceaux
- 1kg épinards (surgelés)
- 250 g petits pois
- 500g de fèves vertes surgelées
- 3 feuilles de Romaine ou ½ salade
- ½ chou vert
- 1 tomate
- 1 chou rave
- 4 carottes
- 1 poireau
- 2 pommes de terre
- 1 navet
- 4 fonds d’artichaut surgelés
- 1 tête de fenouil
- 3 oignons
- 2 branche de céleri avec feuilles
- 3 courgettes
- 5 gousses d’ail
- Sel/poivre
- 1 CS de concentré de tomates
- 1 CS paprika
- ½ CC de noix de muscade rapée
- 1 pincée de cannelle
- 1 CS de coriande moulue
- 1 CC d’harissa (à affiner à la fin selon le goût désiré)
- 1 CS fleurs de rose en poudre (si vous avez)
- 1 bouquet de coriandre
- 3 branches de menthe
- ½ bouquet d’aneth
- 1 bouquet de persil plat
- 2 à 3 galettes rondes La Bienfaisante
Coupez tous les légumes en dés. Ciselez le chou après avoir enlevé le cœur et les premières feuilles. Placez les légumes dans une bassine d’eau. Faire revenir à l’huile l’agneau, l’ail et l’oignon avec les dés de tomates. Faites dorer 10 mn. Ajoutez les herbes ciselées, le paprika, la cannelle, la coriandre moulue, la fleur de rose et la muscade. Salez, poivrez. Complétez avec la harissa et le concentré de tomates. Versez ensuite les légumes égouttés, les épinards, les petits pois et les fèves. Remuez régulièrement. Ne mettez pas d’eau au début de la cuisson car les légumes vont rendre l’eau puis rajoutez l’eau verre à verre. Laissez cuire à couvert pendant plusieurs heures. Quinze minutes avant de servir, coupez la galette en morceaux. Comptez ½ matsa par personne. Mettez le Msoki dans une soupière. La préparation doit être à peine aqueuse.
Servir très chaud.
La Harosset (pour le plateau du seder)









